mardi 27 août 2013

Flandre & deutérium

L'Institut flamand pour la Paix, épingle dans son rapport annuel que du matériel nucléaire provenant de Flandre (deutérium, ingrédient potentiel d'armes nucléaires, ainsi que des "produits nucléaires sensibles" pouvant avoir des usages tant civils que militaires) est envoyé à l'exportation depuis des années sans restriction suffisante sur son usage final ni sur le client qui l'utilise.
La valeur des licences d'exportation est passée de 4000 euros en 2008 à 220 000 euros en 2012.

Ces produits doivent être contrôlés par un système de licences, selon les traités internationaux

Tomas Baum, directeur de l'Institut pour la Paix :
"Depuis 2007, la Flandre délivre des autorisations globales à l'exportation d'eau lourde vers une cinquantaine de pays, dont l'Algérie, la Chine, la Corée du Sud et la Malaisie qui a une réputation préoccupante en matière de contrôle des exportations, et est parfois qualifiée de 'hub' pour le commerce illicite avec l'Iran"
Tomas Baum demande dès lors que le gouvernement flamand informe le parlement "en toute transparence" sur le contrôle de l'usage final du matériel nucléaire concerné, craignant des insuffisances.

Lire aussi:
New York : arrestation à JFK d'un homme qui transportait de l'uranium dans des chaussures

Un homme a été arrêté mercredi à l’aéroport new-yorkais John Fitzgerald Kennedy (JFK), avec de l’uranium caché dans la semelle de ses chaussures, destiné à l’Iran, selon la justice américaine. Patrick Campbell, 33 ans, basé en Sierra Leone et qui arrivait de Paris, est accusé d’avoir voulu servir d’intermédiaire pour vendre à l’Iran 1.000 tonnes d’uranium purifié, en violation de la législation américaine. Il était sous surveillance depuis mai 2012, depuis qu’il avait répondu à une petite annonce sur le site Alibaba.com, dont l’auteur cherchait à acheter de l’uranium 308 (yellow cake). Campbell avait répondu, sans savoir que l’auteur de la petite annonce était un agent américain des services d’immigration. Son interlocuteur lui avait précisé qu’il voulait acheter 1.000 tonnes d’uranium purifié, destiné à l’Iran, qui devrait être mélangé à d’autres minerais pour voyager.

samedi 24 août 2013

"Spa-Francorchamps, ça rapporte[rait] à l’économie"

... selon Jean-Claude Marcourt, le ministre wallon de l’économie, qui affirme:

"Je ne suis pas un fanatique de la F1 mais ce que je constate – et ce que toutes les études démontrent* –, c’est que le sport automobile rapporte plus d’argent qu’il n’en coûte pour l’économie du pays"

"L’Etat fédéral gagne beaucoup** mais ça permet aussi des milliers d’emplois toute l’année, notamment dans la région de Spa mais bien au-delà"

"Le GP de F1 reste déficitaire pour la Région wallonne mais ça demeure très positif pour l’ensemble de l’économie belge"

"Le Grand Prix permet d’attirer des gens en Wallonie. Des touristes mais aussi des acteurs économiques"

"Ca a un coût pour la Région, c’est vrai, mais c’est une formidable vitrine pour nous*** "
* Où trouve-t-on "toutes ces études" ?
** Combien ? Nada ...
*** "Nous", comprendre les politiciens régionalistes et nationalistes locaux

mardi 20 août 2013

Combattants en Syrie ...


Il est difficile d’estimer le nombre de Belges partis combattre en Syrie.
D’après Dorothée Klein, porte-parole de la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet, plusieurs jeunes Belges se sont vus refuser l’accès à la Turquie depuis le mois de mai dernier.

En juin 2013, Joëlle Milquet, évaluait entre 60 et 100 le nombre de jeunes en Syrie.
Des procédures en radiation ont été engagées contre 22 Anversois, 7 habitants de Vilvorde et 3 de Maaseik [suspectés d'être partis se battre en Syrie].

Le porte-parole du bourgmestre d’Anvers:
Une radiation n’est, en effet, pas sans conséquences sur une série de droits sociaux : allocation de chômage, octroi du revenu d’intégration sociale, etc. Les services de police et de renseignement avaient par ailleurs constaté que certains Belges, dont il était établi qu’ils avaient gagné la Syrie, recevaient toujours des revenus de remplacement. Certains d’entre eux traversaient la frontière pour se rendre en Turquie et collecter leurs allocations dans des agences bancaires. 
“Lorsqu’une personne est radiée administrativement, elle perd ses droits sociaux et ne reçoit, par exemple, plus d’allocation de chômage”
Des allocations familiales ont également été suspendues à des parents dont des enfants étaient en Syrie. Certains ont présenté des attestations de leur imam, indiquant qu’ils étudiaient l’arabe à l’étranger. Le président faisant fonction du CPAS d’Anvers :
“Cela n’a rien changé”
Le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte du SP.A:
“C’est l’évidence même. Si quelqu’un n’est plus disponible pour un emploi parce qu’il est allé combattre en Syrie, il ne mérite pas d’allocations de chômage”“L’inquiétude dans les mosquées est importante. Il y aurait encore des jeunes qui partent.”
Jan Creemers bourmestre CD&V de de Maaseik, qui avait confirmé que 3 jeunes avaient été radiés, après que la police ait constaté que ces trois personnes ne vivaient plus à leur adresse officielle. Il s'agit d'hommes nés en 1980, 1988 et 1991 suivis de longue date par les services communaux et la police :  
Lorsque nous avons entendu qu'un certain nombre de jeunes étaient partis en Syrie, la police a effectué des visites domiciliaires et constaté que ces trois personnes ne vivaient plus à leur adresse à Maaseik. Nous les avons donc radiées du registre.Leur famille comprend notre décision. Quand ils reviendront, ils pourront se réinscrire” Je ne sait pas s’ils recevaient des allocations : “C’est du ressort d’autres services.”
Le bourgmestre faisant fonction de Malines, Marc Hendrickx de la N-VA :
“Nous n’avons pas de certitude absolue que des personnes sont parties combattre en Syrie”“Via des mosquées, nous avons des signaux que, régulièrement, des personnes suspectes approchent des jeunes”
Monica De Coninck de la SP.A, ministre de l’Emploi et qui avait été présidente du CPAS d’Anvers, se retrouve derrière ces mesures:
“Quand j’étais présidente, c’était également soit on cherche du travail, soit on se forme. Sinon, pas d’allocation”

Selon "Het Nieuwsblad op zondag", le CPAS d'Anvers a suspendu le versement du revenu d'intégration (environ 1.000 € par mois) à l'épouse de Saïd M'Nari qui lui est membre de Sharia4Belgium et parti en mai à destination de la Syrie et est présumé "combattant syrien".
L’argumentation du CPAS d’Anvers consiste à dire que la dame en question a été sanctionnée parce qu’elle refusait de chercher du travail, d’apprendre le néerlandais, de répondre aux convocations etc.
La décision n'a [donc] pas de lien direct avec les activités du mari mais est liée également au refus de la femme de réclamer à son mari l'argent nécessaire à l'entretien du ménage. La femme vit actuellement dans un logement social avec ses trois enfants.
Bart De Wever, avait annoncé au mois de juin qu'il prendrait ce genre de mesure.

D'un autre côté, c'est en raison de la colère de plusieurs Marocains originaires de Maaseik que l'on a appris qu' Ismail Amgroud, l'un des trois habitants de Maaseik partis combattre en Syrie, y serait décédé fin juin. On apprend dans le même temps qu'ils avaient été radiés du registre de l'Etat civil de la commune limbourgeoise.

Ces Marocains originaires de Maaseik estiment "qu'avoir décidé de radier ainsi une personne décédée témoigne du peu de respect dont aurait fait preuve le bourgmestre" (Jan Creemers du sp.a, qui ignorait que le combattant était décédé)


Lire aussi:
4. Qui peut bénéficier du droit à l’intégration sociale ?

Condition 2 : Résidence

Le demandeur doit séjourner habituellement et en permanence sur le territoire belge.
La notion de résidence effective est définie dans l’AR DIS (4). Il ressort de cette définition que :
  • il n’est pas nécessaire, pour remplir la condition de résidence, d’être inscrit au registre de la population,
  • ni d’avoir un logement,
  • mais il faut par contre avoir un droit de séjour en Belgique.
Le paiement du revenu d’intégration sociale (RIS) est en principe suspendu en cas d’absence de plus d’un mois (séjour à l’étranger), sauf si, à titre d’exception, le CPAS admet dans le cas d’espèce des raisons motivant la durée de l’absence prolongée (p.ex. séjour de deux mois à l’étranger pour soigner un parent mourant).

Jeunes Belges en Syrie: "Punir une famille pour l'un de ses membres est illégal"
Anvers et Vilvorde s’attaquent aux allocations sociales des familles dont un membre a rejoint la Syrie. Yvan Mayeur, président (socialiste) du Centre public d’aide sociale (CPAS) de la Ville de Bruxelles, répond aux questions de La Libre. M. Mayeur, le CPAS de la ville d’Anvers a suspendu le versement du revenu d’intégration de l’épouse d’un homme réputé proche de Sharia4Belgium parti, en mai, se battre en Syrie. Qu’en pensez-vous ? Je ne connais pas le dossier et il est hors de question pour moi de commenter ce cas particulier. Je m’en tiendrai donc à des considérations de principe. J’estime que ce n’est pas parce qu’une femme a un mari aventurier qu’il faut lui retirer son revenu d’intégration. Le droit à l’aide sociale est un droit individuel et punir une famille parce qu’un de ses membres fait défaut est illégal. Une telle décision ne tiendrait pas la route devant le tribunal du travail. Moralement, on est en face d’une forme de prise d’otage. L’argumentation du CPAS d’Anvers consiste cependant à dire que la dame en question a été sanctionnée parce qu’elle refusait de chercher du travail, d’apprendre le néerlandais, de répondre aux convocations etc. Bref, la suspension du revenu d’intégration n’aurait qu’un lointain rapport avec les activités de son mari. Ne fait-on donc pas un mauvais procès aux dirigeants politiques anversois ? Il arrive dans tous les CPAS du pays que l’on suspende l’aide sociale lorsque l’allocataire ne remplit pas ou plus les conditions pour la recevoir. Et il ne serait pas scandaleux que le CPAS d’Anvers ait agi de la sorte si, de fait, la dame sanctionnée n’était pas disponible sur le marché de la formation et ne remplissait pas ou plus les obligations auxquelles elle est tenue par la loi. Mais il y a une différence, qui tient de l’hypocrisie et même de la malhonnêteté, entre la motivation juridique de la décision du CPAS, dont on voit bien qu’elle vise à éviter une défaite devant le tribunal du travail si celui-ci était saisi, et le discours de M. De Wever et de la N-VA qui, lui, lie clairement la décision à la présence du mari en Syrie. On dirait que la N-VA, qui plafonne un peu dans les sondages, cherche à refaire parler d’elle grâce à ce dossier par une communication politique qui tranche avec la motivation juridique de la décision. C’est très peu courageux et c’est critiquable sur le plan humain, car c’est du bien-être d’une famille (NdlR : la femme sanctionnée a trois enfants) qu’il s’agit. Autre décision, prise par les villes d’Anvers et de Vilvorde, la radiation des registres de la population d’une trentaine de jeunes partis, eux aussi, se battre en Syrie. Je ne connais pas le statut administratif de ces jeunes et je ne sais quel droit les uns et les autres ont ou n’ont pas de conserver d’éventuelles allocations sociales. Mais je me demande à quel titre on peut ainsi les radier des registres communaux. Il s’agit, une fois de plus, d’une annonce politique qui n’a pas de fondement réel. Va-t-on vous faire disparaître des tablettes parce que vous êtes parti trois mois à l’étranger ? Va-t-on supprimer les pensions des dizaines de milliers de Belges partis s’installer en Espagne ou dans le sud de la France ?





samedi 17 août 2013

Un poisson de mars ...

Tout se passe toujours bien comme dans le meilleur des mondes, à Charleroi ...

Jean-Jacques Cloquet, le dernier CEO de Brussels South Charleroi Airport [le précédant ayant été inculpé pour trafic d'influence et licencié en juin 2009 par Edmée De Groeve, alors présidente de BSCA, qui entretemps a été condamnée à 15 mois de prison avec sursis pour abus de biens sociaux, faux, détournements et escroquerie ] ...

essaie une tentative de décrédibilisation de Commission Européenne :
"L’article de presse sur lequel se base cette information [création d'une 2ème piste au BSCA] et dont la Commission se sert notamment pour justifier sa demande de renseignements était en réalité un poisson d’avril ", MAIS


Avec un "premier avril" ... du 30 mars ... Qui n'est pas crédible, en fait ?
Et ce n'est pas fini, car au 13H de la RTBF (du 17/08/2013), on a affirmé ... que le 30 mars est la veille du 1er avril !

Alors que "la DG Concurrence a envoyé fin juillet un courrier aux autorités régionales leur demandant de justifier leur intervention dans le financement des nouveaux investissements pour l'aéroport carolo", tels que principalement des investissements évalués à plus de 78 millions d'euros pour :
  • être opérationnel par temps de faible visibilité
  • l'agrandissement de son infrastructure pour pouvoir accueillir jusqu'à 9 millions de passagers
Ces travaux devraient commencer à la fin du printemps 2014 et durer deux ans.

La DG Concurrence ne s'intéresse pas seulement à l'aéroport de Charleroi. Elle aurait demandé aux autorités wallonnes de lui fournir tous les détails sur les différentes opérations dont certaines pourraient concerner la Société wallonne des aéroports.


Lire aussi:
Pagtour piège la Commission Européenne avec un Poisson d'Avril !
  -
Qui a dit que Pagtour n’était pas lu par les plus hautes instances qui nous gouvernent ? Ni que votre site préféré n’était pas influent ? Un article de Pierre Proneuve a retenu toute l’attention de la DG Concurrence à un tel point que celle-ci a interpellé l’Aéroport de Charleroi. L’ennui pour elle, il s’agissait d’un poisson d’avril !


La démocratie est ...

Selon la Toupie,
La démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu'il y ait de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence... (principe d'égalité). En règle générale, les démocraties sont indirectes ou représentatives, le pouvoir s'exerçant par l'intermédiaire de représentants désignés lors d'élections au suffrage universel.

Les autres principes et fondements de la démocratie :

La démocratie s'oppose aux autres régimes politiques que sont :
On parle de démocratie économique ou sociale lorsque les droits sociaux, au logement, au travail, à l'éducation... sont garantis.



Lire aussi:
L’impossible naissance de la démocratie en Égypte interroge aussi le futur de la démocratie par Michel Leis Billet invité.
Il y quelques semaines, j’écrivais dans un billet sur les printemps arabes : « une convergence généralisée vers un futur à l’Occidentale reste la représentation dominante. C’est un prisme qui tend à déformer la perception et l’analyse que nous faisons du flot d’images qui nous parviennent, donnant des points de repère aussi nombreux qu’erronés […] Il est donc demandé au Monde musulman de s’inscrire directement dans une logique qui aura quand même pris plusieurs siècles pour s’établir en Occident. »

vendredi 16 août 2013

Forced into marriage

From The Guardian.com

A number of women and girls at risk of forced marriage have avoided going abroad by concealing spoons in their underwear at airport security, according to a campaign group.

Karma Nirvana, a Derby-based charity that supports victims of forced marriage, advises people who ring its helpline to hide a spoon in order to set off metal detectors at British airports. The group says that its recommendation has prevented some women from being spirited overseas.
Last week ministers warned that young people were at the highest risk of being taken abroad for a forced marriage during the school holidays. The government's forced marriage unit received 400 reports between June and August last year, out of an annual total of 1,500.

No one knows for sure how many Britons are forced into marriage each year.
Estimates range from 1,500 to 5,000. More than a third of those affected are thought to be aged under 16.

jeudi 15 août 2013

Les religieux sont moins intelligents que les athées ?

Sur BigBrowser, un blog du Monde:

Les personnes religieuses seraient en moyenne moins "intelligentes" que les non-croyants, selon une synthèse d'études sur le sujet réalisée par des chercheurs de l'université de Rochester, dans l'Etat de New York, rapporte The Independent.
L'équipe dirigée par le Pr Miron Zuckerman a entrepris de se plonger dans les conclusions de soixante-trois études menées depuis 1921 aux Etats-Unis. Il ressort de ce travail de synthèse que cinquante-trois d'entre elles arrivent au même résultat : une "relation négative" entre religiosité et intelligence. The Independant relaye cependant certaines critiques adressées à cette étude, comme le fait que la définition retenue de l'intelligence soit purement analytique et positiviste et en néglige certains aspects comme la créativité et l'intelligence émotionnelle. [ plus, ici ]

samedi 10 août 2013

Le ‘droit à l’oubli’

Un guide pour journalistes propose un Chapitre sur "La présomption d’innocence et le droit à l’oubli"

Sect.3: Le ‘droit à l’oubli’

Les personnes - victimes et auteurs (ou auteurs présumés) - qui ont eu affaire à la justice dans le passé, qu’il s’agisse de victimes, de personnes acquittées ou condamnées, ont-elles le droit à ce que les médias n’y fassent plus référence après un certain temps ?

La loi prévoit plusieurs techniques permettant aux autorités, et notamment à la justice, de passer l’éponge et d’effacer complètement le passé criminel de quelqu’un: la prescription, l’effacement automatique des peines de police, la réhabilitation ou l’amnistie. Par contre, il n’existe aucune loi qui impose aux médias de ne plus revenir sur le passé d’ex-inculpés ou d’ex-condamnés. Une certaine jurisprudence leur accorde toutefois un ‘droit à l’oubli’ en application du droit à la vie privée.

Pour la presse, le respect d’un droit absolu à l’oubli pose problème. Le journaliste doit toujours se demander si le rappel de certains faits sert l’intérêt général. Deux éléments importants doivent être pris en considération: le fait qu’il s’agisse ou non de personnalités publiques et le temps qui s’est écoulé depuis les événements en question. Ainsi, il y a une grande différence entre un article rappelant que tel homme politique a été condamné pour collaboration pendant la guerre et un article qui, x années après les faits, met en cause un citoyen parce qu’il a fait l’objet d’une plainte pour vol.

vendredi 9 août 2013

Le contrôle social

Il désigne l'ensemble des pratiques sociales, formelles ou informelles, qui tendent à produire et/ou maintenir la conformité des individus aux normes de leur groupe social.


Lire aussi:




 

jeudi 8 août 2013

Cigogne 3



Feu vert pour le plan : 1.600 nouvelles places par an; 10.341 d'ici 2018 ! 

20 juin 2013 :
Lancement de Cigogne 3 : De nouvelles places dans les crèches chaque année !
Le Gouvernement interfrancophone conjoint a décidé de lancer le plan Cigogne 3. Essentiel pour rencontrer les besoins de nouvelles places d’accueil et de la petite enfance, ce plan prévoit l’ouverture de 1.600 places en moyenne par an.
Les besoins futurs liés, notamment, au boom démographique pourront ainsi être pris en compte. Celui-ci se marque singulièrement à Bruxelles et en Wallonie. Il était donc naturel, tant pour rencontrer ce besoin que dans un souci de bonne collaboration et de concertation, d’examiner en Gouvernement conjoint les complémentarités et les synergies avec Bruxelles.

La volonté du Gouvernement interfrancophone conjoint était d’apporter une réponse ambitieuse aux demandes des familles et au problème du boom démographique. Pour parvenir à son objectif, le Gouvernement a décidé de lancer le Plan Cigogne 3.

L’ouverture de 2.049 places est planifiée d’ici fin 2014.

Elles seront financées par l’ONE (8 millions), par la Région bruxelloise (1,8 millions) et par la Wallonie (3,2 millions). L’effort consenti par les 2 Régions permettra l’engagement de 83 ACS à Bruxelles et 185 APE en Wallonie. On le sait, une place dans une crèche concourt à son développement harmonieux et son épanouissement, tout autant qu’il participe à la lutte contre les inégalités scolaires et sociales plus largement. Mais l’accueil de la petite enfance a une incidence sur l’emploi car il peut faciliter la conciliation entre la vie privée et la vie professionnelle. De plus, l’ouverture de nouvelles places génère également de nouveaux emplois, notamment pour l’encadrement des enfants.

L’objectif est de créer en moyenne 1.600 nouvelles places chaque année dans le cadre de la durée du contrat de gestion. En 2015, une évaluation des moyens disponibles et nécessaires sera réalisée. [on ne change pas une équipe imprévoyante qui perd; cfr photovoltaïque]
Les besoins ultérieurs seront évalués lors des débats liés au plan H2022.

lundi 5 août 2013

Islamophobie ?

Manuel Valls attribue l’origine du mot «  » aux intégristes Iraniens.

Rue89 relate que :
Dans une interview publiée jeudi dans Le Nouvel Observateur, Manuel Valls a repris à son compte la théorie controversée selon laquelle l’islamophobie était un concept utilisé par ceux qui cherchent à empêcher toute critique de l’islam.
Une idée défendue par Caroline Fourest ou Pascal Bruckner, et qui est loin de faire l’unanimité.
Le ministre de l’Intérieur, également chargé des Cultes, préfère parler d’actes « anti-musulmans » :
« Derrière le mot “islamophobie”, il faut voir ce qui se cache. Sa genèse montre qu’il a été forgé par les intégristes iraniens à la fin des années 70 pour jeter l’opprobre sur les femmes qui se refusaient à porter le voile. [...]
Pour les salafistes, “[l’]islamophobie” est un cheval de Troie qui vise à déstabiliser le pacte républicain. »


Lire aussi:
UNE "MONTÉE DE REVENDICATIONS IDENTITAIRES ET COMMUNAUTARISTES"

Selon les auditions menées ces derniers mois par la mission sur la laïcité, "certaines universités" sont en butte à "des demandes de dérogation pour justifier une absence, au port de signes d'appartenance religieuse, à des actes de prosélytisme, à la récusation de la mixité tant au niveau des étudiants que des enseignants, à la contestation du contenu des enseignements, à l'exigence de respect des interdits alimentaires, à l'octroi de lieux de culte ou de locaux de réunion à usage communautaire..." "Les problèmes n'ont pas disparu, ne se sont pas raréfiés mais se sont banalisés, indique le rapport. Des personnalités auditionnées parlent même "d'actions souterraines" (associations cultuelles masquées, conférences à contenu politico-religieux, etc.). Des professeurs nous signalent, par exemple, la difficulté qu'ils éprouvent parfois à organiser des binômes d'étudiants des deux sexes pour des travaux de groupe."